Le festin de l’araignée – concert familles

BALLET AUX MILLE MAINS

Œuvre pour orchestre et spectateurs guidés par les danseurs du CNDC d’Angers.

 

En 1912, Albert Roussel compose une féerie animalière dans laquelle une araignée capture les insectes dans sa toile. Et parce que la vie est ainsi, au moment où elle s’apprête à festoyer et se mettre à table, elle finit elle-même par servir de déjeuner à une mante religieuse affamée. Créatrice reconnue de spectacles pédagogiques au ton original, Sybille Wilson vous emmènera au cœur d’une poésie où corps et musique s’entrelaceront pour raconter cette histoire merveilleuse dans laquelle le jardin se transforme en théâtre : celui d’un monde minuscule où les insectes vivent, dansent et meurent, animés par la magnifique musique du ballet d’Albert Roussel que dirigera Simon Proust. Un concert chorégraphié à savourer en famille…

 

Co-réalisation CNDC d’Angers et ONPL.

 

Leprest Symphonique

Cité comme « le Rimbaud du 20e siècle » par Jean d’Ormesson ou comme « l’un des plus foudroyants auteurs de chansons au ciel de la langue française » par Claude Nougaro, force est de constater qu’Allain Leprest avait le talent de réunir les contraires. Rien d’étonnant que cet immense auteur qui raconte si bien les destins ordinaires ait rêvé de se voir un jour habillé de symphonique. Ce voeu a été exaucé grâce à un CD en 2011, l’année de sa disparition. C’est animé par ce même souci de créer des passerelles entre des mondes qui se côtoient sans bien se connaître que l’ONPL a initié ce projet de Leprest Symphonique sur scène. Quatre artistes aux parcours différents et un orchestre unis par le même souci d’exigence : Clarika, Sanseverino, Cyril Mokaiesh et Romain Didier, compagnon de route d’Allain Leprest et orchestrateur de ce Leprest Symphonique. Une soirée d’émotion servie par de sublimes interprètes de la poésie d’Allain Leprest.

Saariaho au lieu unique

Kaija Saariaho, invitée de l’Orchestre National des Pays de la Loire pendant deux ans, est considérée comme l’un des compositeurs les plus importants
de la musique d’aujourd’hui. Elle donne au lieu unique son concert de clôture de résidence avec trois pièces révélatrices de son oeuvre immense.
Bien que son oeuvre s’inspire de légendes médiévales ou de la mythologie, sa musique s’aventure vers des sons résolument modernes où instruments traditionnels et musique électronique se marient à merveille.
Graal Théâtre développe tout au long de la pièce une métaphore théâtrale confrontant le soliste à l’orchestre. Orion se pare d’accents mythiques, et s’inspire du chasseur géant de la mythologie grecque transformé par Zeus en poussières d’étoiles. L’Atmosphère mystérieuse de l’oeuvre est parcourue de rythmes qui dans le final confinent au mouvement perpétuel, nous faisant irrésistiblement penser au Sacre du printemps.

La Passion de Simone

Dans La Passion de Simone de Kaija Saariaho, une femme dont on ne sait rien sinon qu’elle est notre contemporaine, s’interroge sur le parcours de vie de l’écrivain et philosophe Simone Weil et se demande ce qu’elle peut retenir de cette traversée lumineuse d’une activiste qui, sans concession, s’est efforcée de vivre l’oppression et la violence dont étaient victimes ses semblables, pour mieux la comprendre et la combattre. Ce monologue, hanté par la voix pensante de Simone Weil elle-même, sera porté par l’ensemble vocal La Chambre aux échos et un orchestre de chambre qui accompagnera ces tableaux et ces méditations comme un paysage intérieur. Kaija Saariaho nous invite ici à participer à une prière agnostique autour de notre mémoire et de nos valeurs collectives. Musique dans le théâtre et théâtre dans la musique, la compositrice finlandaise mélange ici les genres avec le plus grand talent. Une œuvre forte et engagée que dirigera le chef Clément Mao-Takacs.

 

La version de chambre a été commandée et créée par La Chambre aux échos le 14 novembre 2013 au Festival Melos-Ethos (Bratislava, Slovaquie). Production La Chambre aux échos. Coproduction Music Centre Slovakia et Festival de Saint-Denis. Avec le soutien de l’Adami et de la Spedidam.

 

Texte › Amin Maalouf
Conception et réalisation › Compagnie La Chambre aux échos
Mise en scène et vidéo › Aleksi Barrière
Scénographie › Pauline Squelbut
Création lumières et régie générale › Étienne Exbrayat
Costumes › Liisa Nieminen
Administration et production › Clémentine Marin

Kaija Saariaho par Camilla Hoitenga

En choisissant de mettre à l’honneur la Finlandaise Kaija Saariaho dans le cadre d’une résidence pour deux saisons, l’Orchestre National des Pays de la Loire célèbre une artiste au sommet de son art. Française d’adoption, celle-ci jouit d’une reconnaissance qui dépasse aujourd’hui les frontières de l’Europe. L’immense succès remporté par L’Amour de loin, son opéra mis en scène par Robert Lepage  au Metropolitan Opera à New York, lui confère une aura particulière sur la scène internationale.  Qu’elle se tourne vers le ballet ou la musique de chambre, vers l’orchestre ou l’opéra, Kaija Saariaho marie la délicatesse du geste à l’ampleur des formes et écrit une musique qui combine sensualité et mystère, une œuvre en ombre finnoise.  Au lieu unique, a compositrice présentera sa pièce pour flûte, électronique et vidéo, interprétée par Camilla Hoitenga, musicienne virtuose et complice de longue date de la compositrice.

 

En coréalisation avec le lieu unique

LES PLANÈTES HD À LA PHILHARMONIE DE PARIS

Coproduction Orchestre National des Pays de la Loire, Philharmonie de Paris

 

Ce film est l’œuvre du producteur et réalisateur américain Duncan Copp, qui l’a imaginé à la demande du Houston Symphony Orchestra, en coopération avec la Nasa. Durant la Première guerre mondiale, à l’époque où Gustav Holst se penche sur la composition des Planètes, jamais les images de ce film n’auraient pu voir le jour. Conçues comme un ballet astral, elles sont le fruit de récentes recherches et offrent une seconde ligne de lecture à la partition visionnaire de Holst. Elles offriront au public un formidable voyage dans l’espace, en musique et en images ! C’est parti pour la plus belle des odyssées musicales dans notre système solaire : Mars, Vénus, Mercure, Jupiter… ce sont les dessous d’une partition époustouflante que l’Orchestre National des Pays de la Loire vous propose de (re)découvrir lors de cet exceptionnel concert donné dans la Grande salle de La Philharmonie de Paris.

L’HISTOIRE DU SOLDAT

Avec Rodolphe Poulain (en remplacement de Eric Berger), Thierry Lopez, Pierre Rochefort, collaboration artistique Caroline Gonce, Ensemble instrumental de sept musiciens de l’Orchestre National des Pays de La Loire : Julien Szulman (violon solo), Marie-Noëlle Gleizes (contrebasse), Sabrina Moulaï (clarinette), Gaëlle Habert (basson), Maxime Fasquel (cornet solo), Jean-Sébastien Scotton (trombone), Nicolas Dunesme (percussions), Interprétation de la chorégraphie par les étudiants de l’école supérieure du CNDC (promotion 16/18), création lumière Roberto Venturi, costumes Sarah Leterrier, création vidéo Wilfried Thierry.

 

D’inspiration faustienne mais pour tous les âges, L’Histoire du Soldat d’Igor Stravinski et de Charles-Ferdinand Ramuz est un petit théâtre ambulant simple et lumineux, mêlant musique,théâtre parlé, danse et mime. Une sorte d’opéra sans chanteurs…

 

En 1914, Igor Stravinski s’installe en Suisse, quand la guerre éclate entre la France et l’Allemagne. Il rencontre le poète Charles-Ferdinand Ramuz en 1915 et quand en 1917 la révolution éclate en Russie, il comprend qu’il ne pourra plus rentrer chez lui. Il imagine alors, avec Ramuz, un spectacle coûtant moins cher qu’un opéra mais lui permettant de poursuivre ses travaux. Ramuz écrit l’histoire en s’inspirant du conte russe Le déserteur et le diable.

Cette pièce écrite pour un récitant (trois personnages : le soldat, le Diable et la princesse) et sept instrumentistes a été créée à Lausanne en 1918 et marque la naissance du théâtre musical au 20e siècle. Un soldat pauvre vend son âme (représentée par un violon) au Diable contre un livre qui prédit l’avenir. Après un séjour offert par le Diable, qui au lieu de durer trois jours durera trois ans, le soldat revient dans son village où personne ne le reconnaît. Il utilise alors le livre pour devenir riche, mais incapable d’être heureux avec sa fortune il joue aux cartes contre le Diable, et met en jeu tout son argent pour se réapproprier son violon. Malicieux, le Diable le laisse récupérer son âme et s’enfuir. Au terme de son voyage, il parvient dans un royaume où une princesse atteinte d’une grave maladie est promise en mariage par son père le Roi à qui saura la guérir. Heureux vainqueur de cette épreuve, le soldat épousera la princesse qui, malheureusement curieuse, cherchera à connaître son passé. Forcé de quitter le royaume, le soldat sera emporté par le Diable…

 

C’est à ce petit conte savamment naïf, onguent de fraîcheur, de malice et d’humour que nous convie Frédéric Bélier-Garcia, avec l’ensemble instrumental de sept musiciens de l’Orchestre National des Pays de la Loire, placés sous la direction de Dylan Corlay, et les étudiants de l’École supérieure du CND C sur une chorégraphie originale de Robert Swinston. « L’ouvrage entrelace éloquence de cirque, danses à la mode (paso-doble, tango, valse, ragtime), déguisement de pacotille. Ni cantate, ni opéra. Pas de chant… musique et récit se relaient pour raconter : l’amour, l’ambition, l’argent, la légèreté, la gravité et toutes les culbutes de la vie. Ici la musique et le théâtre font école buissonnière, s’amusant de l’usage imprévu de chaque instrument, de la causticité des timbres, des rebondissements d’un récit merveilleux et populaire. L’Histoire du Soldat est le mariage miraculeux de la virtuosité et la désinvolture qui entraîne notre âme et nos humeurs dans ses rebonds imprévisibles. »

 

Coproduction : Le Quai – CDN – Angers Pays de la Loire et Orchestre National des Pays de la Loire
Avec la participation du CNDC

Concert de clôture du Printemps des orgues

Cela fait quinze ans que le Printemps des Orgues et l’ONPL ne se sont pas unis. Et ces nouvelles noces, en deux temps, ont des convives de luxe : l’organiste compositeur Thierry Escaich et la pianiste Claire-Marie Le Guay.
Moult fois primé pour ses interprétations et ses compositions, Thierry Escaich vit l’orgue comme une rencontre. Pour clôturer cette saison, le créateur alchimiste fusionne son inspiration avec l’ONPL de Pascal Rophé pour iriser son 1er Concerto pour orgue et orchestre et habiter la Symphonie n°3 avec orgue de Camille Saint-Saëns. C’est avec Pascal Rophé, alors chef de l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège et actuelle baguette de l’ONPL, que Thierry Escaich grave sur sillons sa Fantaisie concertante pour piano et orchestre. Le Grand Théâtre se fait madeleine de Proust, avec la pianiste Claire-Marie Le Guay, dédicataire de plusieurs partitions de Thierry Escaich. Ces deux complices seront réunis pour une transcription pour piano à quatre mains de La Moldau de Bedrich Smetana.

PAYSAGES POÉTIQUES / Chorégraphie sur la musique de Dutilleux

Henri Dutilleux est mort en 2013, laissant une oeuvre considérable. Le chorégraphe américain Robert Swinston et le directeur musical de l’ONPL, Pascal Rophé lui rendent hommage en interprétant trois de ses partitions majeures comme autant d’évocations des « métamorphoses et cycles de la vie ».

Disparu voilà trois ans déjà, Henri Dutilleux aurait été centenaire cette année et sa musique n’a jamais été aussi actuelle — en témoigne ce spectacle chorégraphique imaginé par Robert Swinston, autour de trois œuvres fondatrices du compositeur. Swinston se nourrit des « paysages poétiques et les harmonies sensuelles qui se dégagent de la musique d’Henri Dutilleux ». Les atmosphères et la construction musicale des trois pièces choisies l’ont mené au mythe de Perséphone et aux nombreuses œuvres littéraires et picturales qu’il a inspirées.  Les concepts de métamorphoses et cycles de la vie sont au cœur de ce triptyque à la portée métaphysique.

 

 

Concert de clôture de la résidence Pascal Dusapin

18h30
Rencontre avec Pascal Dusapin et présentation des œuvres réalisées par des étudiants pendant sa résidence

 

20h30
Concert symphonique de l’ONPL

Wenn du dem Wind pour Soprano et orchestre – Karen Vourc’h / soprano

Trois solos pour orchestre : Go, Extenso, Apex

Pascal Rophé, direction

 

 

Pascal Dusapin, invité de l’Orchestre National des Pays de la Loire pendant deux ans, est considéré comme l’un des compositeurs les plus importants de la musique d’aujourd’hui. Il donne au lieu unique son concert de clôture de résidence avec quatre pièces révélatrices de son œuvre immense.

 

Élève de Messiaen, Xenakis et Franco Donatoni avant d’être pensionnaire de la Villa Médicis, Pascal Dusapin est professeur au Collège de France. Constituée de pièces pour solistes ou pour grands orchestres et d’opéras, son oeuvre a été récompensée à de nombreuses reprises et a fait l’objet de commandes prestigieuses. Placé sous la direction de Pascal Rophé, l’ONPL a donné en mars 2015 à la Philharmonie de Paris, en création française, Wenn du dem Wind de Pascal Dusapin. Pour ce programme nantais, l’orchestre s’associe à Karen Vourc’h, soprano française au timbre mordoré, pour rejouer Wenn du dem Wind. Composé de trois scènes extraites de l’opéra Penthesilea de Pascal Dusapin, l’histoire met en scène la reine des Amazones, Penthésilée, qui règne sur un monde sans hommes. Cette première partie de soirée pour soprano et orchestre est suivie de Go, Extenso et Apex, qui font partie d’un cycle de sept pièces que Pascal Dusapin a nommé solos pour orchestre, oxymore astucieux qui donne à percevoir la vision qu’il a de l’orchestre. Soit un corps musical unique, une entité à qui il s’adresse les yeux dans les yeux.

 

 

Coproduction lieu unique et ONPL

 

 

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