Bryce Dessner – Concert de l’Orchestre au lieu unique

Connu comme guitariste au sein du groupe de rock américain The National, Bryce Dessner est aujourd’hui reconnu comme compositeur, avec un répertoire d’oeuvres orchestrales et de musique de chambre. Aventureux, stimulants et accessibles, son travail et sa vision ont séduit le lieu unique qui lui a proposé un compagnonnage artistique au long cours. Ce concert avec
l’Orchestre National des Pays de la Loire sera l’un des temps forts de cette collaboration.

 

Coproduction le lieu unique et ONPL

 

Tarifs : 22 € plein tarif, 19 € abonnés ONPL
12 € tarif réduit (étudiants de moins de 30 ans, scolaires, demandeurs d’emploi, titulaires de Cart’s, intermittents, plasticiens inscrits à la maison des artistes, bénéficiaires du RSA, groupe de 7 personnes minimum)

 

Ouverture des réservations le jeudi 15 juin 2017 au lieu unique

L’HISTOIRE DU SOLDAT

Avec Rodolphe Poulain (en remplacement de Eric Berger), Thierry Lopez, Pierre Rochefort, collaboration artistique Caroline Gonce, Ensemble instrumental de sept musiciens de l’Orchestre National des Pays de La Loire : Julien Szulman (violon solo), Marie-Noëlle Gleizes (contrebasse), Sabrina Moulaï (clarinette), Gaëlle Habert (basson), Maxime Fasquel (cornet solo), Jean-Sébastien Scotton (trombone), Nicolas Dunesme (percussions), Interprétation de la chorégraphie par les étudiants de l’école supérieure du CNDC (promotion 16/18), création lumière Roberto Venturi, costumes Sarah Leterrier, création vidéo Wilfried Thierry.

 

D’inspiration faustienne mais pour tous les âges, L’Histoire du Soldat d’Igor Stravinski et de Charles-Ferdinand Ramuz est un petit théâtre ambulant simple et lumineux, mêlant musique,théâtre parlé, danse et mime. Une sorte d’opéra sans chanteurs…

 

En 1914, Igor Stravinski s’installe en Suisse, quand la guerre éclate entre la France et l’Allemagne. Il rencontre le poète Charles-Ferdinand Ramuz en 1915 et quand en 1917 la révolution éclate en Russie, il comprend qu’il ne pourra plus rentrer chez lui. Il imagine alors, avec Ramuz, un spectacle coûtant moins cher qu’un opéra mais lui permettant de poursuivre ses travaux. Ramuz écrit l’histoire en s’inspirant du conte russe Le déserteur et le diable.

Cette pièce écrite pour un récitant (trois personnages : le soldat, le Diable et la princesse) et sept instrumentistes a été créée à Lausanne en 1918 et marque la naissance du théâtre musical au 20e siècle. Un soldat pauvre vend son âme (représentée par un violon) au Diable contre un livre qui prédit l’avenir. Après un séjour offert par le Diable, qui au lieu de durer trois jours durera trois ans, le soldat revient dans son village où personne ne le reconnaît. Il utilise alors le livre pour devenir riche, mais incapable d’être heureux avec sa fortune il joue aux cartes contre le Diable, et met en jeu tout son argent pour se réapproprier son violon. Malicieux, le Diable le laisse récupérer son âme et s’enfuir. Au terme de son voyage, il parvient dans un royaume où une princesse atteinte d’une grave maladie est promise en mariage par son père le Roi à qui saura la guérir. Heureux vainqueur de cette épreuve, le soldat épousera la princesse qui, malheureusement curieuse, cherchera à connaître son passé. Forcé de quitter le royaume, le soldat sera emporté par le Diable…

 

C’est à ce petit conte savamment naïf, onguent de fraîcheur, de malice et d’humour que nous convie Frédéric Bélier-Garcia, avec l’ensemble instrumental de sept musiciens de l’Orchestre National des Pays de la Loire, placés sous la direction de Dylan Corlay, et les étudiants de l’École supérieure du CND C sur une chorégraphie originale de Robert Swinston. « L’ouvrage entrelace éloquence de cirque, danses à la mode (paso-doble, tango, valse, ragtime), déguisement de pacotille. Ni cantate, ni opéra. Pas de chant… musique et récit se relaient pour raconter : l’amour, l’ambition, l’argent, la légèreté, la gravité et toutes les culbutes de la vie. Ici la musique et le théâtre font école buissonnière, s’amusant de l’usage imprévu de chaque instrument, de la causticité des timbres, des rebondissements d’un récit merveilleux et populaire. L’Histoire du Soldat est le mariage miraculeux de la virtuosité et la désinvolture qui entraîne notre âme et nos humeurs dans ses rebonds imprévisibles. »

 

Coproduction : Le Quai – CDN – Angers Pays de la Loire et Orchestre National des Pays de la Loire
Avec la participation du CNDC

Concert de clôture du Printemps des orgues

Cela fait quinze ans que le Printemps des Orgues et l’ONPL ne se sont pas unis. Et ces nouvelles noces, en deux temps, ont des convives de luxe : l’organiste compositeur Thierry Escaich et la pianiste Claire-Marie Le Guay.
Moult fois primé pour ses interprétations et ses compositions, Thierry Escaich vit l’orgue comme une rencontre. Pour clôturer cette saison, le créateur alchimiste fusionne son inspiration avec l’ONPL de Pascal Rophé pour iriser son 1er Concerto pour orgue et orchestre et habiter la Symphonie n°3 avec orgue de Camille Saint-Saëns. C’est avec Pascal Rophé, alors chef de l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège et actuelle baguette de l’ONPL, que Thierry Escaich grave sur sillons sa Fantaisie concertante pour piano et orchestre. Le Grand Théâtre se fait madeleine de Proust, avec la pianiste Claire-Marie Le Guay, dédicataire de plusieurs partitions de Thierry Escaich. Ces deux complices seront réunis pour une transcription pour piano à quatre mains de La Moldau de Bedrich Smetana.

PAYSAGES POÉTIQUES / Chorégraphie sur la musique de Dutilleux

Henri Dutilleux est mort en 2013, laissant une oeuvre considérable. Le chorégraphe américain Robert Swinston et le directeur musical de l’ONPL, Pascal Rophé lui rendent hommage en interprétant trois de ses partitions majeures comme autant d’évocations des « métamorphoses et cycles de la vie ».

Disparu voilà trois ans déjà, Henri Dutilleux aurait été centenaire cette année et sa musique n’a jamais été aussi actuelle — en témoigne ce spectacle chorégraphique imaginé par Robert Swinston, autour de trois œuvres fondatrices du compositeur. Swinston se nourrit des « paysages poétiques et les harmonies sensuelles qui se dégagent de la musique d’Henri Dutilleux ». Les atmosphères et la construction musicale des trois pièces choisies l’ont mené au mythe de Perséphone et aux nombreuses œuvres littéraires et picturales qu’il a inspirées.  Les concepts de métamorphoses et cycles de la vie sont au cœur de ce triptyque à la portée métaphysique.

 

 

Concert de clôture de la résidence Pascal Dusapin

18h30
Rencontre avec Pascal Dusapin et présentation des œuvres réalisées par des étudiants pendant sa résidence

 

20h30
Concert symphonique de l’ONPL

Wenn du dem Wind pour Soprano et orchestre – Karen Vourc’h / soprano

Trois solos pour orchestre : Go, Extenso, Apex

Pascal Rophé, direction

 

 

Pascal Dusapin, invité de l’Orchestre National des Pays de la Loire pendant deux ans, est considéré comme l’un des compositeurs les plus importants de la musique d’aujourd’hui. Il donne au lieu unique son concert de clôture de résidence avec quatre pièces révélatrices de son œuvre immense.

 

Élève de Messiaen, Xenakis et Franco Donatoni avant d’être pensionnaire de la Villa Médicis, Pascal Dusapin est professeur au Collège de France. Constituée de pièces pour solistes ou pour grands orchestres et d’opéras, son oeuvre a été récompensée à de nombreuses reprises et a fait l’objet de commandes prestigieuses. Placé sous la direction de Pascal Rophé, l’ONPL a donné en mars 2015 à la Philharmonie de Paris, en création française, Wenn du dem Wind de Pascal Dusapin. Pour ce programme nantais, l’orchestre s’associe à Karen Vourc’h, soprano française au timbre mordoré, pour rejouer Wenn du dem Wind. Composé de trois scènes extraites de l’opéra Penthesilea de Pascal Dusapin, l’histoire met en scène la reine des Amazones, Penthésilée, qui règne sur un monde sans hommes. Cette première partie de soirée pour soprano et orchestre est suivie de Go, Extenso et Apex, qui font partie d’un cycle de sept pièces que Pascal Dusapin a nommé solos pour orchestre, oxymore astucieux qui donne à percevoir la vision qu’il a de l’orchestre. Soit un corps musical unique, une entité à qui il s’adresse les yeux dans les yeux.

 

 

Coproduction lieu unique et ONPL

 

 

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La voix Humaine

C’est dans une ambiance de sérénité et de bonheur, retiré du monde, que Wagner composa une Idylle pour sa femme Cosima, à l’occasion de la naissance de leur fils Siegfried. Elle fut jouée pour la première fois le 25 décembre 1870, pour l’anniversaire de Cosima, par un ensemble d’une quinzaine de musiciens dans la villa des Wagner à Tribschen. Wagner l’arrangea ensuite pour orchestre symphonique afin de la jouer en public.

Mettre en musique La voix humaine de son ami Cocteau dans lequel le téléphone devenait le protagoniste d’un drame sentimental, constituait pour Poulenc un extraordinaire tour de force. Comment réussir à maintenir l’intérêt durant ce long monologue d’une femme délaissée par son amant qu’elle essaie de reconquérir dans une conversation téléphonique ? Poulenc a voulu donner au chant la liberté du discours parlé, privilégiant une orchestration transparente qui laisse la voix à découvert. La courbe mélodique épouse toutes les émotions qui déchirent l’héroïne, amour, haine, désespoir brutal, regrets. L’orchestre, qui assure ici le rôle de l’amant absent, amplifie l’intensité dramatique dévolue au chant. Sous la direction de Pascal Rophé, la soprano Karen Vourc’h interprète ce drame lyrique télé-communicationnel déjà moderne.

 

 

En partenariat avec Angers Nantes Opéra

 

 

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L’heure Espagnole

 

Pour débuter cette nouvelle saison, Pascal Rophé et l’Orchestre National des Pays de la Loire, en coproduction avec Angers Nantes Opéra, vous proposent un programme à l’humour irrésistible.

L’Espagne. Toute la production de Ravel en est imprégnée. Il n’existait pas de Pyrénées pour ce basque né non loin de Saint-Jean-de-Luz, auquel sa mère, en guise de berceuse, redonnait habaneras et zarzuelas. Avec Alborada del gracioso, Ravel nous emmène dans l’Espagne du 17e, par l’évocation du gracioso, ce bouffon de la comédie espagnole, pathétique et grotesque qui, cherchant à séduire une jeune demoiselle, se fait éconduire et se couvre de ridicule. Le Tricorne de Manuel de Falla, autre farce haute en couleurs destinée aux Ballets russes, respire la douceur et les parfums de la nuit andalouse.

L’Heure espagnole, opéra en un acte est une fantaisie cocasse qui doit au raffinement de la partition son charme unique. Le livret regorge de sous-entendus et de jeux de mots lestes, donnant vie à une pittoresque boutique d’horlogerie espagnole, où infidélités, cocufiages et personnalités explosives se croisent et se choquent. Un grand moment musical à partager!

 

Une coproduction ANO / ONPL

 

 

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