Prodiges

La saison 3 de Prodiges, sera enregistrée au Quai, à Angers, samedi 27 août et jeudi 1er septembre avec l’Orchestre National des Pays de la Loire, dirigé par Ariane Matiakh et Pascal Rophé.

 

Ce show exceptionnel qui est consacré aux chanteurs, danseurs et instrumentistes classiques, sera diffusé sur France 2 en décembre 2016.  Avec 4,1 millions de téléspectateurs en 2014 et 3,5 en 2015, Prodiges, produit par Shine France et présenté par Marianne James, a réussi son pari : mettre le talent et la musique classique en prime avec succès, sur France 2.

CONCERT ÉTUDIANTS À 2€ / ALLEGRO

L’Orchestre National des Pays de la Loire propose aux étudiants angevins un concert au tarif exceptionnel de 2€ au grand Théâtre d’Angers. Au programme, deux grandes oeuvres symphoniques et un Concerto pour contrebasse et orchestre. Un évènement à ne pas manquer !

La 33e Symphonie composée par Mozart en juillet 1779 – la deuxième depuis son retour du malheureux voyage à Manheim et Paris où meurt sa mère – annonce les opéras en devenir.

Contrebassiste virtuose de l’orchestre du Bolchoï, directeur du Boston Symphony Orchestra, éditeur de Prokofiev et Stravinsky, Koussevitzky fait partie des figures majeures de la musique du 20e siècle. En 1902, il composa son Concerto pour contrebasse et orchestre. L’œuvre en trois mouvements est un hommage appuyé à Tchaïkovski et Rachmaninov. Egalement contrebassiste et chef d’orchestre, Nabil Shehata nous offre ici une lecture très personnelle de ce Concerto.

Partition intimiste de jeunesse, la 5e Symphonie de Schubert, dont l’orchestre réduit, sans percussions, lui a valu le surnom de « Symphonie sans tambour ni trompette », préfigure déjà de la naissance des deux monuments que seront l’Inachevée et la Grande.

IL ÉTAIT UNE FOIS LA SYMPHONIE…

Racontée par l’artiste angevin KWAL, sur un texte qu’il a lui-même écrit, l’histoire de la symphonie enchantera petits et grands. La musique nous raconte des histoires sans utiliser d’autres mots que les notes et elle permet à chacun d’inventer son conte. Ce programme vous emmènera au coeur des grands classiques et monuments du répertoire : extraits de la 40e symphonie de Mozart à la 5e symphonie de Beethoven ou la 4e symphonie de Mendelssohn, chacun pourra, à sa manière, construire son imaginaire musical autour de ces chefs-d’oeuvre.

 

– En partenariat avec Musique et Danse en Loire-Atlantique, l’Inspection académique et la Direction diocésaine de Loire-Atlantique ainsi que le Théâtre de l’Espace de Retz de Machecoul et le Théâtre Le Quartier Libre d’Ancenis : Un parcours d’éducation artistique et culturelle transversal est mené sur ce programme avec 24 classes de collèges de Loire-Atlantique. Les séances de Nantes, Machecoul et Ancenis accueilleront, en temps scolaire, 1526 élèves des écoles primaires du département.

 

– En partenariat avec l’Atelier des initiatives de Nantes : 40 jeunes bénéficieront d’une rencontre avec Kwal à l’issue du concert nantais du mardi 4 avril.Cette rencontre s’inscrit dans un programme de formation à l’écriture encadrée par l’Atelier des initiatives et ouverte aux blogueurs chroniquant régulièrement les concerts de l’ONPL.

L’APPRENTI SORCIER

Quand petits et grands jouent à l’apprenti sorcier ! Un concert ludique avec les 80 musiciens de l’ONPL. L’orchestre invite les parents à devenir apprentis et les enfants à se transformer en sorciers le temps d’un jeu autour de l’orchestre animé par Maureen Dor ! Qui en sortira vainqueur ?
L’ histoire  La musique de Paul Dukas raconte l’histoire d’un jeune apprenti sorcier qui essaie d’utiliser un balai magique pour effectuer à sa place les tâches ménagères. Qui n’a jamais rêvé d’une formule magique pour ranger sa chambre ? Mais la magie ça s’apprend, notre héros manque d’expérience et son balai va devenir incontrôlable ! En un seul mouvement, Dukas décrit merveilleusement l’histoire, évoque chaque instant du conte avec un talent inouï qui transporte l’auditeur au milieu du déluge et le place aux premières loges, dans la cabane du sorcier. Le scherzo de L’Apprenti sorcier reste la partie la plus célèbre. Elle doit probablement une très grande part de sa popularité au fait qu’elle fournit le thème d’une des séquences du dessin animé Fantasia de Walt Disney (qui date de 1940) et dans lequel le rôle de l’apprenti sorcier est dévolu à Mickey Mouse.

L’HISTOIRE DU SOLDAT

Avec Rodolphe Poulain (en remplacement de Eric Berger), Thierry Lopez, Pierre Rochefort, collaboration artistique Caroline Gonce, Ensemble instrumental de sept musiciens de l’Orchestre National des Pays de La Loire : Julien Szulman (violon solo), Marie-Noëlle Gleizes (contrebasse), Sabrina Moulaï (clarinette), Gaëlle Habert (basson), Maxime Fasquel (cornet solo), Jean-Sébastien Scotton (trombone), Nicolas Dunesme (percussions), Interprétation de la chorégraphie par les étudiants de l’école supérieure du CNDC (promotion 16/18), création lumière Roberto Venturi, costumes Sarah Leterrier, création vidéo Wilfried Thierry.

 

D’inspiration faustienne mais pour tous les âges, L’Histoire du Soldat d’Igor Stravinski et de Charles-Ferdinand Ramuz est un petit théâtre ambulant simple et lumineux, mêlant musique,théâtre parlé, danse et mime. Une sorte d’opéra sans chanteurs…

 

En 1914, Igor Stravinski s’installe en Suisse, quand la guerre éclate entre la France et l’Allemagne. Il rencontre le poète Charles-Ferdinand Ramuz en 1915 et quand en 1917 la révolution éclate en Russie, il comprend qu’il ne pourra plus rentrer chez lui. Il imagine alors, avec Ramuz, un spectacle coûtant moins cher qu’un opéra mais lui permettant de poursuivre ses travaux. Ramuz écrit l’histoire en s’inspirant du conte russe Le déserteur et le diable.

Cette pièce écrite pour un récitant (trois personnages : le soldat, le Diable et la princesse) et sept instrumentistes a été créée à Lausanne en 1918 et marque la naissance du théâtre musical au 20e siècle. Un soldat pauvre vend son âme (représentée par un violon) au Diable contre un livre qui prédit l’avenir. Après un séjour offert par le Diable, qui au lieu de durer trois jours durera trois ans, le soldat revient dans son village où personne ne le reconnaît. Il utilise alors le livre pour devenir riche, mais incapable d’être heureux avec sa fortune il joue aux cartes contre le Diable, et met en jeu tout son argent pour se réapproprier son violon. Malicieux, le Diable le laisse récupérer son âme et s’enfuir. Au terme de son voyage, il parvient dans un royaume où une princesse atteinte d’une grave maladie est promise en mariage par son père le Roi à qui saura la guérir. Heureux vainqueur de cette épreuve, le soldat épousera la princesse qui, malheureusement curieuse, cherchera à connaître son passé. Forcé de quitter le royaume, le soldat sera emporté par le Diable…

 

C’est à ce petit conte savamment naïf, onguent de fraîcheur, de malice et d’humour que nous convie Frédéric Bélier-Garcia, avec l’ensemble instrumental de sept musiciens de l’Orchestre National des Pays de la Loire, placés sous la direction de Dylan Corlay, et les étudiants de l’École supérieure du CND C sur une chorégraphie originale de Robert Swinston. « L’ouvrage entrelace éloquence de cirque, danses à la mode (paso-doble, tango, valse, ragtime), déguisement de pacotille. Ni cantate, ni opéra. Pas de chant… musique et récit se relaient pour raconter : l’amour, l’ambition, l’argent, la légèreté, la gravité et toutes les culbutes de la vie. Ici la musique et le théâtre font école buissonnière, s’amusant de l’usage imprévu de chaque instrument, de la causticité des timbres, des rebondissements d’un récit merveilleux et populaire. L’Histoire du Soldat est le mariage miraculeux de la virtuosité et la désinvolture qui entraîne notre âme et nos humeurs dans ses rebonds imprévisibles. »

 

Coproduction : Le Quai – CDN – Angers Pays de la Loire et Orchestre National des Pays de la Loire
Avec la participation du CNDC

HYMNE À LA JOIE

Pour clore cette saison, Pascal Rophé dirigera la Symphonie n°9 de Beethoven, oeuvre la plus célèbre et la plus populaire de toute la musique. Sa durée inédite (1h10, dont 25 minutes pour le seul final), l’adjonction de solistes et de choeurs, le choix de l’Ode à la joie de Schiller, tout concourt à sa renommée. Alors que la surdité du compositeur était quasi totale, elle est sa dernière symphonie, longuement mûrie et longuement ébauchée. En effet, toute sa vie, Beethoven a caressé le rêve de mettre en musique le poème de Schiller où se cristallisent ses plus ardentes aspirations : la paix et la fraternité sur Terre. Un plaidoyer qui sera admirablement défendu par des solistes d’exception et le Choeur de l’Orchestre National des Pays de la Loire. Apothéose grandiose, la 9e sublime l’art de Beethoven dans sa totalité, en étant l’oeuvre la plus universelle et la plus immédiatement comprise jamais écrite.

 

 

CINÉ CONCERT CARMEN

L’ONPL vous propose en Ciné-concert deux versions de la célèbre histoire de Carmen, l’ensorcelante gitane de laquelle Don José tombe amoureux jusqu’à l’obsession. En 1915, Cecil B. DeMille voulait adapter l’opéra de Bizet au cinéma. Mais les héritiers du compositeur en demandaient une somme si considérable qu’il les contourna en s’inspirant directement de la nouvelle originelle de Prosper Mérimée. La particularité de ce film tient au clin d’oeil que le réalisateur fait à l’Opéra puisqu’il confie le rôle principal à la cantatrice Geraldine Farrar, immense star de l’époque, qui avait incarné Carmen plusieurs fois à la scène. Sous la baguette de Timothy Brock, les musiciens de l’Orchestre National des Pays de la
Loire vous feront vivre en direct, au pied de l’écran, l’histoire de la provocante et séduisante Carmen, tiraillée entre son
amour pour le toréador Escamillo et son sauveur Don José. Ce film dévoile un monde bouillonnant de vie, où l’amour et
ses ravages naissent et meurent sous le ciel de Séville. En complément de ce ciné-concert, le chef canadien a écrit la partition qui accompagne Charlot joue Carmen, une parodie de l’opéra de Bizet réalisée par Charlie Chaplin en réponse au film de Cecil B. DeMille. Le dénouement de la célèbre histoire de Mérimée est ici quelque peu réinterprété… Une expérience visuelle et musicale sans pareil !

 

 

LUMIÈRE MOZARTIENNE

Les Métamorphoses, écrites en 1945 après l’effondrement du Troisième Reich, sont une méditation inspirée de la Marche Funèbre de l’Eroïca de Beethoven. Conscient que le monde d’après guerre ne sera plus jamais le même, Strauss nous livre ici un éloquent Requiem sans mot. OEuvre tour à tour lyrique, charmeuse et délicieusement enjouée, le Concerto pour hautbois de Mozart s’ouvre par un allegro de forme sonate classique, qui sait mettre en valeur la virtuosité du soliste. L’adagio qui suit fait entendre un thème à la fois délicat et mélancolique et l’allegretto final nous emmène dans un rondo plein d’esprit et de gaîté, dont le thème principal sera plus tard repris dans L’Enlèvement au Sérail. Ultime symphonie de Mozart, La Jupiter, la plus grande et la plus spectaculaire, tient une place clé dans l’histoire de la musique. Elle représente la perfection de la forme classique dont elle marque l’apogée. Le pas suivant sera franchi par Beethoven. Ces concerts seront dirigés par Jamie Phillips.

 

 

REQUIEM ALLEMAND / CONCERT DU CHOEUR

Le Requiem allemand de Brahms est une musique de deuil, mais affranchie de toute signification liturgique. Sur des textes empruntés à la bible allemande de Luther, Brahms se livre à une ample méditation funèbre. À travers cette oeuvre semi-religieuse, bien différente du sombre Dies iræ des offices catholiques, passe un souffle romantique et printanier, évoquant le souvenir des plus beaux lieder du compositeur. À côté de pensées empreintes de tristesse, s’épanouissent des hymnes d’espérance, de triomphe. Brahms compose ici pour les vivants et les invite à ne pas craindre la mort. Empreint d’un profond humanisme, ce Requiem constitue une véritable ode de consolation, alors que Brahms subissait le deuil de son ami Schumann et devait envisager celui, imminent, de sa mère. La version pour piano donnée ici fut écrite par Brahms lui-même et publiée au milieu de l’année 1869. Elle ne se limite pas à un simple arrangement des parties orchestrales, c’est une composition pour piano à part entière qui mettra particulièrement en valeur le Choeur de l’Orchestre National des Pays de la Loire et les solistes.

 

MYTHES ET RÊVERIES

La Valse triste de Jean Sibelius fut interprétée la première fois à Helsinki en 1904. Cette célèbre pièce est tirée de l’adaptation musicale du drame, Kuolema (La mort), qu’avait écrit son beau-frère, Arvid Järnefelt. Suivra une des pièces les plus difficiles du répertoire pour violon : le Concerto pour violon en ré mineur de Sibelius. C’est Kyoko Takesawa, soliste internationalement reconnue, qui interprète ici cette page riche et complexe, dont la texture orchestrale est aussi étoffée que la partie soliste.

Après les couleurs subtiles et brillantes de l’émouvante Suite de Daphnis et Chloé de Maurice Ravel, nous entendrons Le Boléro. Également intimement liée à l’univers de la danse, cette partition a été composée à la demande d’Ida Rubinstein, grande danseuse du début du 20e siècle. Si cette œuvre est la plus célèbre du compositeur, ce dernier en disait : « Mon chef-d’œuvre ? le Boléro, bien sûr ! Malheureusement, il est vide de musique ». Une affirmation bien mystérieuse ; la pièce est composée de deux phrases mythiques répétées crescendo à un tempo stable. Le résultat est très fort, et la partition figure au panthéon des chefs-d’œuvre du 20e siècle. Ces concerts seront dirigés par Pascal Rophé.