Final Méditerranéen

L’été est là et pour clore cette saison, Pascal Rophé et le pianiste Pierre-Laurent Aimard vous invitent au soleil. Ample et impétueux, le Concerto pour piano n°2 de Brahms avec ses quatre mouvements prend des allures de symphonie. Achevée près de Vienne au retour d’un voyage en Italie, cette oeuvre semble baignée de la douce lumière de Toscane. Le poème symphonique de Respighi, Les pins de Rome nous entraîne dans les dédales de la ville éternelle. De la villa Borghese jusqu’au Capitole, l’auditeur savoure les explosions de soleil, les silences mystérieux soutenus par l’orgue, le chant du rossignol et l’extraordinaire marche dorée de la dernière partie, pièce d’anthologie inoubliable. Après l’Italie, c’est à l’Espagne que Ravel déclare sa flamme dans l’ardente Rhapsodie espagnole. Dans ce qui est la première de ses grandes oeuvres orchestrales, il utilise librement les rythmes et les mélodies populaires propres à la péninsule ibérique, saisissant ainsi toute l’essence du folklore espagnol. Une belle façon de saluer cette saison symphonique !

Petrouchka

Écrit en 1893, d’après un récit de Tchekhov, le poème symphonique Le Rocher de Rachmaninov relate l’idylle d’un homme d’âge mûr et d’une jeune fille.
Dans les Variations sur un thème de Paganini, Rachmaninov adapte à l’orchestre les prouesses du violoniste virtuose dans une oeuvre sans équivalent déclinée en 24 variations. Terrain de jeu magnifique pour le pianiste et partition qu’on écoute avec jubilation, l’oeuvre manifeste la capacité inépuisable de Rachmaninov dans l’art de la variation, passant d’un climat à un autre sans aucune monotonie. Le conte folklorique Petrouchka est aux Russes ce que Pinocchio est aux Italiens. Histoire d’amour et de jalousie, le ballet de Stravinski se déroule en marge d’une foire de carnaval à Saint-Pétersbourg et met en scène trois marionnettes animées : une ballerine sans âme, un Maure tout en lubricité et le triste Petrouchka dont le chagrin s’exprime tout entier dans un magnifique solo de piano qu’interprétera Jean-Efflam Bavouzet. Avec une précision d’orfèvre et un orchestre éblouissant, Stravinski livre ici une composition au style percutant qui remodèle la musique folklorique russe à l’aide d’artifices épurés parfois proches de l’archaïsme.

Les tableaux

Extraite d’un ensemble Les Miroirs, composée de cinq pièces de Maurice Ravel,  la Barque sur l’océan s’écoute les yeux fermés : Ravel nous emporte sur l’écume d’un océan furibond où l’auditeur est tiré par une vague puissante puis déséquilibré par le va-et-vient des notes qui ruissellent. La révolution russe de 1917 reporta la création du Premier concerto pour violon de Prokofiev en 1923, à Paris. Miracle de délicatesse et de mélancolie à fleur d’archet, ce concerto sera interprété par la violoniste japonaise Akiko Suwanaï, révélée très jeune par le prestigieux Concours international Tchaïkovski. Modeste Moussorgski nous a laissé des partitions exceptionnelles dont l’une des plus connues est Tableaux d’une exposition qui doit en partie son succès et sa renommée à Ravel, coloriste de génie, qui l’orchestra en 1922 et rendit ainsi un magnifique hommage à la musique russe. Double révérence, celle de Moussorgski à son ami défunt le peintre Hartmann et de Ravel à l’un de ses maîtres, ces Tableaux, à l’image de ce premier programme de la saison imaginée par Pascal Rophé, sont russes autant que français.

Concert étudiants à 2€ / Les Planètes

Vous êtes bien installés ? Prêts au décollage ? C’est parti pour la plus belle des odyssées musicales dans notre système solaire : Mars, Vénus, Mercure, Jupiter…  La suite symphonique Les Planètes reste encore aujourd’hui l’oeuvre la plus populaire de Gustav Holst. C’est également l’une des oeuvres les plus marquantes du 20e siècle. Son esthétique très proche des musiques de films a fasciné bon nombre d’artistes du septième art. Des décennies plus tard, John Williams s’en est largement inspiré pour créer la musique des films Star Wars !

 

Concert présenté par Nicolas Dufetel

 

Places en vente :

  • Dans les restaurants universitaires la semaine précédent le concert
  • A l’atelier des Initiatives (15 quai Ernest Renaud, à Nantes)

LES PLANÈTES HD À LA PHILHARMONIE DE PARIS

Coproduction Orchestre National des Pays de la Loire, Philharmonie de Paris

 

Ce film est l’œuvre du producteur et réalisateur américain Duncan Copp, qui l’a imaginé à la demande du Houston Symphony Orchestra, en coopération avec la Nasa. Durant la Première guerre mondiale, à l’époque où Gustav Holst se penche sur la composition des Planètes, jamais les images de ce film n’auraient pu voir le jour. Conçues comme un ballet astral, elles sont le fruit de récentes recherches et offrent une seconde ligne de lecture à la partition visionnaire de Holst. Elles offriront au public un formidable voyage dans l’espace, en musique et en images ! C’est parti pour la plus belle des odyssées musicales dans notre système solaire : Mars, Vénus, Mercure, Jupiter… ce sont les dessous d’une partition époustouflante que l’Orchestre National des Pays de la Loire vous propose de (re)découvrir lors de cet exceptionnel concert donné dans la Grande salle de La Philharmonie de Paris.

Les ateliers de l’Orchestre / à la découverte d’une oeuvre…

LES PLANÈTES DE HOLST

L’ONPL vous propose un tour du système solaire en musique !

 

Le chef d’oeuvre de Holst… présenté par Pascal Rophé et Nicolas Dufetel

Vous êtes bien installés ? Prêts au décollage ? C’est parti pour la plus belle des odyssées musicales autour des 7 planètes de notre système solaire : Mars, Vénus, Mercure, Jupiter… ce sont les dessous d’une partition époustouflante que vous propose ici de découvrir Pascal Rophé et Nicolas Dufetel. La suite symphonique Les Planètes reste encore aujourd’hui l’oeuvre la plus populaire de Gustav Holst. C’est également l’une des oeuvres les plus marquantes du 20e siècle. Son esthétique très proche des musiques de films a fasciné bon nombre d’artistes du septième art. Des décennies plus tard, John Williams s’en est largement inspiré pour créer la musique des films Star Wars ! Pour parfaire cette découverte, l’Orchestre National des Pays de la Loire jouera des extraits de l’oeuvre.

 

Schumann, le romantique 4

Beethoven s’est souvent assimilé au titan Prométhée, connu dans la mythologie pour avoir créé les hommes à partir de restes de boue et pour le vol du feu sacré de l’Olympe qu’il rendit aux humains. Courroucé par sa ruse, Zeus le condamna à être attaché à un rocher, son foie se faisant dévorer par un aigle chaque jour et renaissant la nuit.

 

Dans l’ouverture du ballet Les créatures de Prométhée, le jeune Beethoven se fait lui aussi voleur de feu, dérobant à ses aînés la flamme sacrée pour mieux incendier sa propre musique. Autre œuvre de jeunesse, la Première symphonie de Schumann est composée dans l’euphorie qui suit son mariage avec Clara. Cette partition pleine de gaité témoigne des années de bonheur du compositeur avant le silence que lui imposera la maladie quelques années plus tard.

Composé en 1804, durant une période féconde pour Beethoven, le Triple Concerto combine de longs passages plein d’allégresse et quelques moments plus mélancoliques. Il exige des solistes de haut niveau, unis par une grande complicité. Sous la direction de Pascal Rophé, c’est le Trio Jade qui relèvera ici le défi.

 

 

Téléchargez le programme de ces concerts

Schumann, le romantique 3

Nous avons appris il y a quelques jours la triste nouvelle du décès du chef d’orchestre Jesus Lopez Cobos qui devait diriger ces concerts. Il sera remplacé par Josep Pons.

 

Schumann aborde le Faust de Goethe de façon très singulière, bien loin de la façon dont le traitent la plupart de ses contemporains : réduisant la figure du diable et celle de Marguerite, il s’attache au drame de Faust, rendu quasi christique, entre passion et rédemption. Cette oeuvre annonce l’ombre solitaire du violon du Premier concerto de Chostakovitch. Lui aussi déploie un lyrisme douloureux dans la célèbre Passacaglia du troisième mouvement. Chostakovitch a composé cette partition remarquable en 1949 mais l’a gardée secrète jusqu’à la mort de Staline. C’est un de ses chefs-d’œuvre qui sera ici interprété par la jeune violoniste russe Alena Baeva.

Pour clôre ce programme, la Symphonie n° 3 « Rhénane », la dernière que Schumann est composée, glorifie le Rhin avec un élan et une sève ancrés dans la religiosité germanique et le panthéisme romantique.

 

 

 

Télécharger le programme détaillé de ces concerts

Schumann, le romantique 1

Alors qu’il visitait les îles Hébrides au large de la côte écossaise, Mendelssohn s’inspira de la mystérieuse grotte de Fingal pour composer L’Ouverture des Hébrides. Cette page commence dans des couleurs sombres qui évoquent le mystère de la mer. Ce thème, largement développé et transformé, nourrit l’ouverture tout entière et culmine avec les cordes, évocation très évidente des échos que répercutent les parois de la grotte frappées par les flots.

 

Kaija Saariaho a beaucoup écrit pour le violoncelle qu’elle utilise de manière novatrice. Dédicataire du Concerto Notes on light que l’on entendra lors de ces concerts, Anssi Karttunen sera l’interprète de cette partition raffinée et sensuelle qui est, sans aucun doute, l’une des premières pièces majeures du répertoire concertant du violoncelle dans ce jeune 21e siècle. Interprète des états sublimes de l’âme et du cœur, tels que les exaltait le romantisme, Robert Schumann fit de son œuvre une longue confession. Dans la Quatrième symphonie il expose sans ambiguïté sa volonté de dépasser le cadre classique. Ces concerts seront placés sous la direction du chef d’orchestre espagnol Ernest Martinez Izquierdo.

 

 

Téléchargez le programme détaillé de ce concert

MYTHES ET RÊVERIES

La Valse triste de Jean Sibelius fut interprétée la première fois à Helsinki en 1904. Cette célèbre pièce est tirée de l’adaptation musicale du drame, Kuolema (La mort), qu’avait écrit son beau-frère, Arvid Järnefelt. Suivra une des pièces les plus difficiles du répertoire pour violon : le Concerto pour violon en ré mineur de Sibelius. C’est Kyoko Takesawa, soliste internationalement reconnue, qui interprète ici cette page riche et complexe, dont la texture orchestrale est aussi étoffée que la partie soliste.

Après les couleurs subtiles et brillantes de l’émouvante Suite de Daphnis et Chloé de Maurice Ravel, nous entendrons Le Boléro. Également intimement liée à l’univers de la danse, cette partition a été composée à la demande d’Ida Rubinstein, grande danseuse du début du 20e siècle. Si cette œuvre est la plus célèbre du compositeur, ce dernier en disait : « Mon chef-d’œuvre ? le Boléro, bien sûr ! Malheureusement, il est vide de musique ». Une affirmation bien mystérieuse ; la pièce est composée de deux phrases mythiques répétées crescendo à un tempo stable. Le résultat est très fort, et la partition figure au panthéon des chefs-d’œuvre du 20e siècle. Ces concerts seront dirigés par Pascal Rophé.