Choeur de l’Armée française / Avant-concert

Formation spéciale de la Garde républicaine et chœur officiel de la République, le chœur de l’Armée française représente, de par son caractère original et unique, l’un des fleurons de la culture dans les armées. il se produira en Récital à Angers sous la direction d’Aurore Tillac.

Tous en choeurs

L’Ouverture du Carnaval romain de Berlioz, tirée de son opéra Benvenuto Cellini, est une sorte de saltarelle dansée dans les rues de Rome en temps de carnaval, avec ce qu’elle implique de foule joyeuse, bigarrée et bruyante.

 

Plus grandiose encore, suivra le Te Deum du compositeur. Berlioz fondait l’espoir que cette partition, achevée en 1849, soit jouée lors du couronnement de Napoléon III, puis lors de son mariage. Son Te Deum fut finalement donné à l’église Saint-Eustache en 1855 et jouée lors de l’Exposition Universelle à Paris. Dans cette œuvre, à ranger parmi les plus célèbres de l’histoire musicale, c’est pourtant un sentiment d’humilité profonde qui domine. Le contraste entre la faiblesse, la vulnérabilité de l’homme coupable et la grandeur terrifiante de Dieu obsède le compositeur de cette œuvre babylonienne dont l’effectif comprend trois chœurs, dont un constitué d’enfants. Plus de 400 choristes de la Région des Pays de la Loire, enfants et adultes, emmenés par Valérie Fayet donneront de la voix pour faire de ce concert un moment inoubliable. L’exécution du Te Deum de Berlioz, ouvrage de tous les records et de tous les superlatifs est un événement exceptionnel. Il n’en fallait pas moins pour clôre cette magnifique saison.

 

Pour le concert de Trélazé, un service de bus au départ d’Angers vous est proposé au tarif de 6€ aller/retour par personne

Renseignements et réservations au : 02 41 24 11 20

Faust-Symphonie

L’univers de Kaija Saariaho est profondément empreint d’onirisme, et ce programme met en avant la rêverie dans l’œuvre de la compositrice. Laterna magica constitue une méditation sur la lumière à partir de l’autobiographie du cinéaste Ingmar Bergman.

 

Avec Roméo et Juliette et Don Juan, Faust est sans aucun doute un des mythes qui a le plus inspiré les compositeurs. Terminée en 1854 et dédiée à Hector Berlioz, la Faust-Symphonie de Liszt s’articule en trois mouvements – Faust, Marguerite et Méphistophélès – et dresse un des portraits les plus saisissants du mythe de Goethe. Cette œuvre puissante résume les états d’âme de Faust et révèle la double nature qui se trouve en chacun de nous. À la fin de cette partition magistrale, l’orchestre s’amplifiera des voix masculines des Chœurs pour célébrer dans un hymne panthéiste l’Eternel féminin. Le rouet de Marguerite dessine une courbe sur laquelle les hommes se perdent et se retrouvent sans cesse.

Nuit de fêtes

Ces concerts débutent avec l’Ouverture d’Egmont de Beethoven qui était passionné par l’œuvre de Goethe, icône d’un Romantisme naissant et fervent défenseur des libertés humaines.

Cette ouverture est une pièce chérie des orchestres. Elle porte en elle toute la fougue d’un homme encore jeune et tous les germes du Beethoven des dernières œuvres symphoniques. Grand admirateur de Beethoven, Schubert compose sa Symphonie n°4 alors qu’il n’est âgé que de 19 ans. On doit son épithète Tragique, au premier mouvement qui est marqué par une aura mélancolique. Dvorak dira qu’elle « possède le même pouvoir que les lourds nuages traversés d’éclats de soleil ».

Tout comme l’Egmont de Beethoven, La première Nuit de Walpurgis est inspirée d’un poème de Goethe. Dans cette œuvre, Mendelssohn met en scène un rite païen germanique, prohibé par les chrétiens, et qui célèbre la Nature au moment de la Sainte Walpurge. Ces concerts seront dirigés par le chef d’orchestre allemand Alexander Liebreich, directeur artistique de l’Orchestre Symphonique National de la Radio Polonaise à Katowice.

La Damnation

Pascal Rophé ouvre cette saison avec une œuvre lyrique majeure conçue pour le concert. Lecteur fasciné de la tragédie traduite par Gérard de Nerval, Berlioz sera longtemps habité par la volonté de mettre en musique l’histoire de Faust, prototype de l’être déchiré auquel il s’identifiait.

 

Œuvre inclassable, débordant des cadres habituels d’un livret d’opéra en mêlant le chant et la parole pour mieux déployer de grandes pages orchestrales, La Damnation de Faust fut créée à Paris en 1846. Faust, archétype du héros romantique en proie à une vive souffrance intérieure, cherche sa guérison au sein de la Nature « immense, impénétrable et fière » et sera finalement conduit par amour à choisir les ténèbres de l’enfer où l’entraîne Méphistophélès. La fameuse Marche hongroise a été rendue inoubliable par Louis de Funès dans La Grande Vadrouille. Une chevauchée fantastique pour débuter cette saison.

HYMNE À LA JOIE

Pour clore cette saison, Pascal Rophé dirigera la Symphonie n°9 de Beethoven, oeuvre la plus célèbre et la plus populaire de toute la musique. Sa durée inédite (1h10, dont 25 minutes pour le seul final), l’adjonction de solistes et de choeurs, le choix de l’Ode à la joie de Schiller, tout concourt à sa renommée. Alors que la surdité du compositeur était quasi totale, elle est sa dernière symphonie, longuement mûrie et longuement ébauchée. En effet, toute sa vie, Beethoven a caressé le rêve de mettre en musique le poème de Schiller où se cristallisent ses plus ardentes aspirations : la paix et la fraternité sur Terre. Un plaidoyer qui sera admirablement défendu par des solistes d’exception et le Choeur de l’Orchestre National des Pays de la Loire. Apothéose grandiose, la 9e sublime l’art de Beethoven dans sa totalité, en étant l’oeuvre la plus universelle et la plus immédiatement comprise jamais écrite.

 

 

REQUIEM ALLEMAND / CONCERT DU CHOEUR

Le Requiem allemand de Brahms est une musique de deuil, mais affranchie de toute signification liturgique. Sur des textes empruntés à la bible allemande de Luther, Brahms se livre à une ample méditation funèbre. À travers cette oeuvre semi-religieuse, bien différente du sombre Dies iræ des offices catholiques, passe un souffle romantique et printanier, évoquant le souvenir des plus beaux lieder du compositeur. À côté de pensées empreintes de tristesse, s’épanouissent des hymnes d’espérance, de triomphe. Brahms compose ici pour les vivants et les invite à ne pas craindre la mort. Empreint d’un profond humanisme, ce Requiem constitue une véritable ode de consolation, alors que Brahms subissait le deuil de son ami Schumann et devait envisager celui, imminent, de sa mère. La version pour piano donnée ici fut écrite par Brahms lui-même et publiée au milieu de l’année 1869. Elle ne se limite pas à un simple arrangement des parties orchestrales, c’est une composition pour piano à part entière qui mettra particulièrement en valeur le Choeur de l’Orchestre National des Pays de la Loire et les solistes.

 

MUSIQUE CÉLESTE

Maurice Duruflé laisse une œuvre très restreinte dont chaque opus est un joyau même si une seule partition a suffi à sa gloire : le Requiem. Ecrit à la mémoire de son père, cet oratorio trouve un équilibre miraculeux entre tradition et modernité, sensualité et piété, luxuriance et sobriété. Interprété ici par le Chœur de l’ONPL, ce Requiem aussi sublime qu’inclassable figure aujourd’hui parmi les œuvres sacrées les plus chantées au monde.

Grande figure musicale de son temps, César Franck nous laisse la magistrale Symphonie en ré mineur, reine parmi les symphonies du 19e siècle. Géniale et rayonnante de joie et de lumière, cette œuvre puissante et robuste, « ébouriffante » selon Debussy, constitue l’acte fondateur de la symphonie française. Ces concerts seront dirigés par le chef d’orchestre belge Patrick Davin.

 

 

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Les planètes

Oniriques, éruptifs, les larges paysages sonores d’Aufgang sont habités par une quête de clarté dont le soliste ouvre la voie à l’orchestre. Pascal Dusapin précise à propos du titre de son concerto :« L’image la plus proche de mon intention reste celle d’une levée de lumière (Aufgang des Lichts) ». Cette œuvre, qui a été révélée au public le 8 mars 2013 à la Philharmonie de Cologne, sera ici reprise par la violoniste Carolin Widmann. La suite symphonique Les Planètes reste encore aujourd’hui l’œuvre la plus populaire de Gustav Holst. C’est également l’une des œuvres les plus marquantes du 20e siècle. Son esthétique très proche des musiques de films a fasciné bon nombre d’artistes du septième art. Dans les années 1910, les effets harmoniques et rythmiques que Holst imagine avec des lointaines psalmodies portées par le Chœur de l’orchestre sont révolutionnaires. Des décennies plus tard, John Williams aura retenu la leçon pour sa propre saga des Star Wars !

 

 

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Verdi

INFORMATION DE DERNIÈRE MINUTE :

En raison d’un problème de santé, le chef d’orchestre Jean-Philippe Tremblay a été contraint d’annuler sa venue. Il sera remplacé par le Maestro Jean-Yves Ossonce.

 

 

Avec le Requiem de Verdi, c’est en apothéose que l’Orchestre National des Pays de la Loire clôt cette saison. A la mort du poète Alessandro Manzoni, en 1873, Verdi, son admirateur, décide d’écrire une grande messe de Requiem à sa mémoire et compose une œuvre grandiose où l’influence de l’opéra est omniprésente. Ce Requiem, empli de ferveur et d’intensité dramatique, sera dirigé par le chef d’orchestre canadien Jean-Philippe Tremblay. Une évocation sans fard de l’humanité confrontée à sa fin. Saisissant !

 

 

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