La Damnation

Pascal Rophé ouvre cette saison avec une œuvre lyrique majeure conçue pour le concert. Lecteur fasciné de la tragédie traduite par Gérard de Nerval, Berlioz sera longtemps habité par la volonté de mettre en musique l’histoire de Faust, prototype de l’être déchiré auquel il s’identifiait.

 

Œuvre inclassable, débordant des cadres habituels d’un livret d’opéra en mêlant le chant et la parole pour mieux déployer de grandes pages orchestrales, La Damnation de Faust fut créée à Paris en 1846. Faust, archétype du héros romantique en proie à une vive souffrance intérieure, cherche sa guérison au sein de la Nature « immense, impénétrable et fière » et sera finalement conduit par amour à choisir les ténèbres de l’enfer où l’entraîne Méphistophélès. La fameuse Marche hongroise a été rendue inoubliable par Louis de Funès dans La Grande Vadrouille. Une chevauchée fantastique pour débuter cette saison.

La voix Humaine

C’est dans une ambiance de sérénité et de bonheur, retiré du monde, que Wagner composa une Idylle pour sa femme Cosima, à l’occasion de la naissance de leur fils Siegfried. Elle fut jouée pour la première fois le 25 décembre 1870, pour l’anniversaire de Cosima, par un ensemble d’une quinzaine de musiciens dans la villa des Wagner à Tribschen. Wagner l’arrangea ensuite pour orchestre symphonique afin de la jouer en public.

Mettre en musique La voix humaine de son ami Cocteau dans lequel le téléphone devenait le protagoniste d’un drame sentimental, constituait pour Poulenc un extraordinaire tour de force. Comment réussir à maintenir l’intérêt durant ce long monologue d’une femme délaissée par son amant qu’elle essaie de reconquérir dans une conversation téléphonique ? Poulenc a voulu donner au chant la liberté du discours parlé, privilégiant une orchestration transparente qui laisse la voix à découvert. La courbe mélodique épouse toutes les émotions qui déchirent l’héroïne, amour, haine, désespoir brutal, regrets. L’orchestre, qui assure ici le rôle de l’amant absent, amplifie l’intensité dramatique dévolue au chant. Sous la direction de Pascal Rophé, la soprano Karen Vourc’h interprète ce drame lyrique télé-communicationnel déjà moderne.

 

 

En partenariat avec Angers Nantes Opéra

 

 

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L’heure Espagnole

 

Pour débuter cette nouvelle saison, Pascal Rophé et l’Orchestre National des Pays de la Loire, en coproduction avec Angers Nantes Opéra, vous proposent un programme à l’humour irrésistible.

L’Espagne. Toute la production de Ravel en est imprégnée. Il n’existait pas de Pyrénées pour ce basque né non loin de Saint-Jean-de-Luz, auquel sa mère, en guise de berceuse, redonnait habaneras et zarzuelas. Avec Alborada del gracioso, Ravel nous emmène dans l’Espagne du 17e, par l’évocation du gracioso, ce bouffon de la comédie espagnole, pathétique et grotesque qui, cherchant à séduire une jeune demoiselle, se fait éconduire et se couvre de ridicule. Le Tricorne de Manuel de Falla, autre farce haute en couleurs destinée aux Ballets russes, respire la douceur et les parfums de la nuit andalouse.

L’Heure espagnole, opéra en un acte est une fantaisie cocasse qui doit au raffinement de la partition son charme unique. Le livret regorge de sous-entendus et de jeux de mots lestes, donnant vie à une pittoresque boutique d’horlogerie espagnole, où infidélités, cocufiages et personnalités explosives se croisent et se choquent. Un grand moment musical à partager!

 

Une coproduction ANO / ONPL

 

 

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