Concert étudiants à 2€

Pour ce concert réservé aux étudiants, le pianiste François-Frédéric Guy sera ici à la fois le chef d’orchestre et le soliste d’un programme très enlevé qui débute avec le délicieux Rondo. Le Concerto pour piano n°23 est l’oeuvre d’un Mozart de trente ans à peine, vivant à Vienne. Son Adagio est à lui seul une des partitions les plus bouleversantes du répertoire classique. Si les premiers concertos pour piano de Beethoven s’inspiraient de ceux de Mozart, le 4e prend plus volontiers des airs de symphonie en plaçant sur un pied d’égalité le piano et l’orchestre, à tel point que leur dialogue fusionne en un véritable discours collectif. Beethoven s’est affranchi de toutes les limites du genre, et semble laisser le piano improviser. Le concerto moderne est né, avec son expressivité incomparable et son aisance dégagée de toute contrainte formelle.

Final Méditerranéen

L’été est là et pour clore cette saison, Pascal Rophé et le pianiste Pierre-Laurent Aimard vous invitent au soleil. Ample et impétueux, le Concerto pour piano n°2 de Brahms avec ses quatre mouvements prend des allures de symphonie. Achevée près de Vienne au retour d’un voyage en Italie, cette oeuvre semble baignée de la douce lumière de Toscane. Le poème symphonique de Respighi, Les pins de Rome nous entraîne dans les dédales de la ville éternelle. De la villa Borghese jusqu’au Capitole, l’auditeur savoure les explosions de soleil, les silences mystérieux soutenus par l’orgue, le chant du rossignol et l’extraordinaire marche dorée de la dernière partie, pièce d’anthologie inoubliable. Après l’Italie, c’est à l’Espagne que Ravel déclare sa flamme dans l’ardente Rhapsodie espagnole. Dans ce qui est la première de ses grandes oeuvres orchestrales, il utilise librement les rythmes et les mélodies populaires propres à la péninsule ibérique, saisissant ainsi toute l’essence du folklore espagnol. Une belle façon de saluer cette saison symphonique !

Rêves d’hiver

A commencer par le sublime Cygne du Carnaval des animaux, Saint-Saëns a laissé au violoncelle quelques pages d’une profondeur poignante comme le Premier concerto, partition brève mais dense où le soliste prend la parole dès le début pour ne plus la perdre. Il faudra toute la flamme du violoncelliste allemand, Alban Gerhardt pour défendre l’autorité d’une telle œuvre, notamment dans le superbe Allegretto central. Sous-titrée Rêves d’hiver, la Première Symphonie de Tchaïkovski porte en germe les éléments constitutifs de la pleine maturité du compositeur. Toute la mélancolie tchaïkovskienne est déjà présente dans cette magnifique peinture de l’âme inspirée par la contemplation des plaines russes enneigées. Ces concerts seront dirigés par Maxim Emelyanychev qui appartient à la génération montante des jeunes chefs d’orchestre.

Le violon !

Lorsqu’il s’attelle à la composition du Divertimento pour cordes, Mozart n’a que seize ans, mais il est déjà un compositeur chevronné. Trois ans plus tard, en 1775, il écrit ses cinq concertos pour violon en l’espace de seulement 8 mois, apportant sa contribution la plus importante à un instrument qu’il maniait avec aisance. Interprété par Renaud Capuçon, le 3e concerto est d’un ton très personnel, tout comme le Capriccio, pièce admirable qui évoque la vie d’un poète, d’un compositeur, de sa maîtresse et de ses domestiques. Il s’agit là du testament lyrique de Strauss dont on retrouve le parfum dans la version pour sextuor écrite en guise d’ouverture et proposée dans ce programme. Version sombre du Capriccio et ultime partition symphonique du compositeur autrichien, Les Métamorphoses pour orchestre à cordes, voient le jour après la chute du 3e Reich. Conscient que le monde d’après guerre ne sera plus jamais le même, Strauss nous livre ici un éloquent Requiem sans mot.

Le piano !

Le pianiste François-Frédéric Guy sera ici à la fois le chef d’orchestre et le soliste d’un programme très enlevé qui débute avec le délicieux Rondo. Le Concerto pour piano n°23 est l’oeuvre d’un Mozart de trente ans à peine, vivant à Vienne. Son Adagio est à lui seul une des partitions les plus bouleversantes du répertoire classique. Si les premiers concertos pour piano de Beethoven s’inspiraient de ceux de Mozart, le 4e prend plus volontiers des airs de symphonie en plaçant sur un pied d’égalité le piano et l’orchestre, à tel point que leur dialogue fusionne en un véritable discours collectif. Beethoven s’est affranchi de toutes les limites du genre, et semble laisser le piano improviser. Le concerto moderne est né, avec son expressivité incomparable et son aisance dégagée de toute contrainte formelle.

Saariaho au lieu unique

Kaija Saariaho, invitée de l’Orchestre National des Pays de la Loire pendant deux ans, est considérée comme l’un des compositeurs les plus importants
de la musique d’aujourd’hui. Elle donne au lieu unique son concert de clôture de résidence avec trois pièces révélatrices de son oeuvre immense.
Bien que son oeuvre s’inspire de légendes médiévales ou de la mythologie, sa musique s’aventure vers des sons résolument modernes où instruments traditionnels et musique électronique se marient à merveille.
Graal Théâtre développe tout au long de la pièce une métaphore théâtrale confrontant le soliste à l’orchestre. Orion se pare d’accents mythiques, et s’inspire du chasseur géant de la mythologie grecque transformé par Zeus en poussières d’étoiles. L’Atmosphère mystérieuse de l’oeuvre est parcourue de rythmes qui dans le final confinent au mouvement perpétuel, nous faisant irrésistiblement penser au Sacre du printemps.

Les tableaux

Extraite d’un ensemble Les Miroirs, composée de cinq pièces de Maurice Ravel,  la Barque sur l’océan s’écoute les yeux fermés : Ravel nous emporte sur l’écume d’un océan furibond où l’auditeur est tiré par une vague puissante puis déséquilibré par le va-et-vient des notes qui ruissellent. La révolution russe de 1917 reporta la création du Premier concerto pour violon de Prokofiev en 1923, à Paris. Miracle de délicatesse et de mélancolie à fleur d’archet, ce concerto sera interprété par la violoniste japonaise Akiko Suwanaï, révélée très jeune par le prestigieux Concours international Tchaïkovski. Modeste Moussorgski nous a laissé des partitions exceptionnelles dont l’une des plus connues est Tableaux d’une exposition qui doit en partie son succès et sa renommée à Ravel, coloriste de génie, qui l’orchestra en 1922 et rendit ainsi un magnifique hommage à la musique russe. Double révérence, celle de Moussorgski à son ami défunt le peintre Hartmann et de Ravel à l’un de ses maîtres, ces Tableaux, à l’image de ce premier programme de la saison imaginée par Pascal Rophé, sont russes autant que français.

LES PLANÈTES HD À LA PHILHARMONIE DE PARIS

Coproduction Orchestre National des Pays de la Loire, Philharmonie de Paris

 

Ce film est l’œuvre du producteur et réalisateur américain Duncan Copp, qui l’a imaginé à la demande du Houston Symphony Orchestra, en coopération avec la Nasa. Durant la Première guerre mondiale, à l’époque où Gustav Holst se penche sur la composition des Planètes, jamais les images de ce film n’auraient pu voir le jour. Conçues comme un ballet astral, elles sont le fruit de récentes recherches et offrent une seconde ligne de lecture à la partition visionnaire de Holst. Elles offriront au public un formidable voyage dans l’espace, en musique et en images ! C’est parti pour la plus belle des odyssées musicales dans notre système solaire : Mars, Vénus, Mercure, Jupiter… ce sont les dessous d’une partition époustouflante que l’Orchestre National des Pays de la Loire vous propose de (re)découvrir lors de cet exceptionnel concert donné dans la Grande salle de La Philharmonie de Paris.

Mozart / Bruckner

OEuvre tour à tour lyrique, charmeuse et délicieusement enjouée, le Concerto pour hautbois de Mozart s’ouvre par un allegro de forme sonate classique, qui sait mettre en valeur la virtuosité du soliste. L’adagio qui suit fait entendre un thème à la fois délicat et mélancolique et l’allegretto final nous emmène dans un rondo plein d’esprit et de gaîté, dont le thème principal sera plus tard repris dans L’Enlèvement au Sérail.

Portées par une foi profonde, les symphonies de Bruckner se dressent telles des cathédrales, et la Septième est peut-être la plus monumentale d’entre elles. L’Adagio est un hommage à Wagner. Apprenant la mort du maître de Bayreuth en février 1883, Bruckner, profondément affecté, aurait rajouté à la partition l’épilogue funèbre final conçu comme un in memoriam, particulièrement émouvant. L’Orchestre National des Pays de la Loire aura le plaisir de retrouver Theodor Guschlbauer. Pour ce chef d’orchestre, Bruckner est le compagnon de toute une vie. C’est peu dire qu’il connaît cette musique qu’il a dirigée dans le monde entier.

Le Voyage en Italie

Stadler pour Mozart, Bärmann pour Weber, Mühlfeld pour Brahms : si la clarinette doit son plus beau répertoire à de rares virtuoses, Stadler a été pour Mozart plus qu’un simple interprète. Il a été un ami précieux, un véritable frère pour les cérémonies maçonniques comme pour les retrouvailles autour d’une bonne bouteille. C’est pourquoi son instrument a une signification très particulière dans la musique de Mozart, dans sa musique de chambre bien sûr, mais aussi dans les airs d’opéra avec clarinette obligée, ou dans ce concerto destiné initialement à un instrument expérimental, la clarinette de basset (une clarinette pourvue de notes supplémentaires dans le grave).

Œuvre gaie et légère, composée lors d’une escale du compositeur en Italie, La Symphonie n°4 de Mendelssohn s’inspire des paysages italiens et des émotions romantiques ressenties par le jeune homme durant son voyage. Achevée en 1833, elle fut longtemps considérée comme la meilleure symphonie du musicien, avant que l’Écossaise, soit à son tour glorifiée. Ces concerts seront dirigés par Yao Yu Wu, l’une des étoiles montantes de la nouvelle génération de chefs d’orchestre.

 

En collaboration avec Musique et Danse en Loire-Atlantique et le département de Loire-Atlantique